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Qui sont les architectes du salon « Alternatives véganes » ?

Juin 21, 2015   //   by constantin   //   News, Uncategorized  //  No Comments

Plusieurs pays européens ont déjà développé des salons véganes qui tendent à se pérenniser. Tout comme les Paris Vegan Days passés, ces vitrines permettent de générer une affluence record autour du véganisme. La Société végane soutient l’initiative française Alternatives véganes, qui doit réunir suffisamment de fonds d’ici mardi 30 juin. Les personnes qui peuvent soutenir le projet sont invitées à se rendre sur la plateforme de financement participatif ulule.

Alexandra Barreau

Comment es-tu devenue végane, Alexandra ?

J’ai changé mes habitudes alimentaires du jour au lendemain.

J’étais une enfant allergique au lait, et je n’ai jamais vraiment apprécié la viande, ça aide ! Au cours d’une manifestation, les tracts explicatifs des conditions d’élevage et d’abattage m’ont ouvert les yeux sur une réalité que je n’imaginais pas. Tu m’as donné cette brochure sur la nutrition végétale, et j’ai enfin pris conscience que l’on pouvait vivre en bonne santé sans consommer aucun produit d’origine animale… Pourvu qu’on fasse attention a prendre de la vitamine B12, bien entendu.

Ma mère fut également soulagée de savoir que la consommation de viande et autres produits d’origine animale n’était pas une nécessité. Nous sommes devenues véganes presque en même temps !

Les animaux et toi, c’est une longue histoire si je ne me trompe pas ?

J’ai croisé plusieurs animaux en détresse sur ma route… Pour faire court, j’ai eu jusqu’à 21 chats. Aujourd’hui j’ai 11 chats, 4 chiens, 1 lapin, 1 pigeon, et un poney mordeur que j’adore, tous recueillis.

Mes parents avaient déjà adopté 5 chats avant que je naisse, dont une chatte sortie d’un laboratoire de vivisection, c’est dans mes gènes.

Quelle est l’utilité d’un salon végane ?

Cela permet au convaincus de se réunir, et de se fédérer afin de toucher le plus grand nombre. C’est important d’attirer un public plus large pour démocratiser le mot végane, tout en démontrant que l’éthique animale est économiquement et écologiquement viable. Cela va donner davantage de visibilité à la demande et à l’offre. Les entreprises véganes sont importantes, il faut leur donner de la visibilité et les soutenir.

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’ambiance sera chaleureuse pour accueillir les véganes de longue date tout comme les néophytes, avec des ateliers culinaires et de cosmétiques, ainsi que des conférences aux thématiques pointues ou plus généralistes. Les partenaires sont de plus en plus nombreux.

À quel âge as-tu commencé à travailler ?

J’ai commencé à travaillé à 10 ans en faisant de la figuration à l’Opéra Bastille. Depuis, j’ai fait beaucoup de vente par intérim, puis j’ai travaillé sur les marchés. J’ai été légumiste, comme toi !

Pascal Sage

Comment es-tu devenu végane, et pourquoi faire un salon, Pascal ?

À la suite du film Earthlings, je suis devenu végane pour les animaux (2009), sans même savoir que le mot existait a l’époque.

Finalement c’était techniquement facile, mais j’étais organisateur de salons dans lesquels mes valeurs personnelles n’avaient pas leur place. L’idée de faire un salon végane m’est immédiatement apparue, et lorsque j’ai pris connaissance du projet Paris Vegan Days, j’ai sauté sur l’occasion pour proposer mon aide. Cet évènement a très bien fonctionné mais, faute d’édition 2014 et 2015, le mouvement prend de l’ampleur sans vitrine pour les acteurs économiques et associatifs.

La famille Brown-Pivain s’est vraiment démenée pour produire les PVD, malgré une charge financière conséquente. Est-ce que ton approche professionnelle permettrait de pérenniser le rendez-vous ?

Ce que j’aimerais réussir à faire, c’est toucher des gens qui n’ont jamais entendu parler du véganisme, leur donner envie de découvrir.

Pour faire fonctionner cet évènement, il doit devenir médiatique et offrir des retombées financières pour l’ensemble des acteurs. Ni mon associée ni moi-même ne serons rémunérés pour cette première édition. C’est normal à ce stade. Mais je souhaite garantir la pérennité financière de l’évènement, grâce à mon expérience. J’ai commencé à travailler sur des salons pendant mes études…

Auprès de quelles associations t’es-tu déjà engagé ?

J’ai aidé les Restos du cœur localement, puis j’ai été bénévole sur le salon Paris Vegan Days avant de participer au programme Manger ensemble de la Société végane française. Je participe très souvent aux différentes manifestations (marche pour la fermeture des abattoirs, Veggie Pride, marche Contre l’exploitation des animaux pour leur peau, etc.).

Tu vis avec une féministe. Est-ce que cela a un impact quelconque sur le quotidien ?

Malgré le fait que je sois un homme blanc cis hétéro*, je fais le ménage ! Vivre avec une féministe, c’est avoir quelqu’un qui vous dit : « tiens ça, cela te parait normal, mais c’est un avantage. »

Cela donne accès à une analyse et une vision du monde qui sortent des traditions, car notre société est patriarcale. Les hommes ont des privilèges qu’il est impossible de justifier.

[Propos recueillis auprès d’Alexandra Barreau et Pascal Sage par Constantin Imbs]

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