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Deuxième tour des présidentielles 2017

Avr 27, 2017   //   by constantin   //   News, Uncategorized  //  No Comments

Les votes des animalistes ont fait l’objet d’une instrumentalisation dans le contexte électoral des présidentielles françaises 2017, par l’intermédiaire d’un système d’évaluation ayant donné la meilleure note à Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier n’ayant pas immédiatement appelé à battre Le Pen le plus fortement possible, une partie de l’électorat animaliste semble se référer au classement des candidatures restantes, dont la particularité est de donner la moyenne à Le Pen, mais pas à son concurrent. La neutralité de la Société végane était nécessaire au premier tour, mais elle serait coupable pour le second.

La Société végane francophone observe avec inquiétude la multiplication des statuts personnels sur les réseaux sociaux déclarant ouvertement des intentions de soutien à la personnalité la mieux notée (cf. cliché), oubliant les scandales teintés de xénophobie, d’antisémitisme, d’homophobie, d’islamophobie, de racisme, etc., malgré lesquels son parti politique a progressé. Ce ne sont pas les valeurs du véganisme qui, quant à lui, s’inscrit dans la continuité des améliorations pacifiques que l’humanité peut espérer accomplir.

La Société végane francophone n’a malheureusement pas autorité pour exiger que les responsables de cette notation excluent toute ambiguïté immédiatement. Espérons toutefois que cet appel désespéré les incitera à rectifier sans attendre, car les courants associatifs de moindre visibilité n’ont que trop subi l’image de misanthropie véhiculée par une certaine « protection animale », image qui tarde à disparaître. La Société végane francophone rappelle que les candidats perdants ayant immédiatement appelé à battre Le Pen le plus fortement possible ont été raisonnables, et qu’il ne s’agit donc pas de promouvoir une candidature en particulier.

Ne regarder que l’intérêt apparent d’une personne pour les animaux pour faire son choix de vote n’est pas judicieux. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, rappelons qu’une personne peut déclarer avoir des intentions louables à l’égard des animaux, tout en menant une politique désastreuse pour l’humanité. Par exemple, Adolf Hitler, se déclarait végétarien (et non végane) pendant la seconde guerre mondiale*, faisant la description des abattoirs afin de dégoûter ses convives (stratégie problématique à d’autres égards). Ses positions erronées sur le végétarisme (qu’il prétendait faussement être l’alimentation originelle de l’humanité) ou son apologie des vertus anticancéreuses du crudivorisme auraient été en total désaccord avec les positions de la Société végane francophone. C’est toutefois par humanisme que la Société végane se serait le plus fortement opposée au fascisme.

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*NOTE

Il est impossible de savoir avec exactitude si Hitler ne consommait aucune chair animale, mais il l’a déclaré au cours des monologues auxquels ses intimes avaient le devoir d’assister en silence (pendant les repas). Depuis, la seule survivante parmi les goûteuses forcées d’Hitler a corroboré cette description :

« Entre 11 et 12 h, nous devions goûter la nourriture. Ce n’est qu’après que chacune d’entre nous avait testé la nourriture que les SS la transféraient au quartier général.

Tout était végétarien, délicieux et frais, des asperges aux poivrons en passant par les pois, servis avec du riz et des salades, arrangés sur une assiette, comme cela lui était servi. Il n’y avait pas de viande, et je ne me souviens pas du moindre poisson.

Bien sûr, j’avais peur. Si la nourriture avait été empoisonnée, je ne serais pas là pour en parler aujourd’hui. Nous étions forcées à manger, nous n’avions pas le choix. » (Margot Woelk)

Les monologues d’Adolf Hitler dans lesquels il présentait ses vues « végétariennes » ont été traduits en français :

« Il existe un document intéressant, qui date de l’époque de César, indiquant que les soldats d’alors avaient un régime végétarien.

[…]
Aux époques reculées, il est probable que les humains vivaient plus vieux qu’aujourd’hui. Le changement s’est opéré lorsque l’homme a remplacé les éléments crus de son alimentation par ceux qu’il stérilise. L’hypothèse selon laquelle l’homme devrait vivre plus longtemps semble être confirmée par la disparité qu’on observe entre sa longue croissance et sa courte existence à l’âge adulte. Par exemple, un chien vit huit à dix fois plus longtemps qu’il ne met à grandir. À partir de cette constatation, l’homme devrait vivre de cent quarante à cent quatre-vingts ans.
[…]
Il n’est pas impossible que l’une des causes de cancer provienne de la nocivité des aliments cuits. Nous donnons une alimentation dégradée à notre corps.
[…]
En créant un être, la nature lui donne tout ce dont il a besoin pour vivre. S’il ne peut pas vivre, c’est soit parce qu’il est attaqué de l’extérieur, soit parce que sa résistance intérieure est affaiblie. Dans le cas de l’homme, c’est généralement la seconde éventualité qui l’a rendu vulnérable. »

(5 novembre 1941)

« S’il est une chose que je puis prédire aux mangeurs de viande, c’est que le monde sera végétarien !
[…]
Je suis végétarien. » (12-13 janvier 1942)

« Les singes, nos ancêtres préhistoriques, sont végétariens stricts. Les sumos japonnais, qui sont parmi les hommes les plus forts du monde, se nourrissent exclusivement de légumes. La même chose est vraie des porteurs turcs, qui peuvent soulever un piano sans aide. Lorsque je mangeais de la viande, je transpirais beaucoup.
[…]
Depuis que je suis devenu végétarien, une gorgée d’eau de temps en temps est devenue suffisante. Lorsque nous offrons le choix à un enfant entre un morceau de viande, une pomme et une part de gâteau, ce n’est jamais la viande qu’il choisit. C’est un instinct ancestral.
[…]
Je suppose que l’homme est devenu carnivore par obligation au cours de la période glacière. Ces circonstances l’auront ainsi conduit à cuire ses aliments, une habitude qui, comme chacun le sait aujourd’hui, a des conséquences désastreuses.
[…]
Il suffit de regarder l’extraordinaire aversion des jeunes pour la viande.
[…]
Les performances du chien, qui est carnivore, ne se comparent pas à celles du cheval, qui est végétarien. De la même façon, les lions marquent des signes de fatigue après avoir parcouru deux ou trois kilomètres, alors que les chameaux peuvent marcher durant six ou sept jours avant même que leurs langue commence à pendre.
[…]
Ceux qui adoptent un régime végétarien doivent se souvenir que c’est dans leur état cru que les légumes possèdent la plus haute valeur nutritive. »

(22 janvier 1942, extraits des Libres Propos sur la guerre et la paix, Flammarion, 1952)

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